"Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène."
Louis Pasteur

dimanche 18 janvier 2009

Le soleil est un dieu ??


« Longtemps, le Soleil est resté un astre mystérieux. Ignorant sa nature véritable, les Égyptiens de l’Antiquité en avaient fait un dieu fondateur qu’ils appelaient Râ. Plus tard, les Incas puis les Aztèques l’adorèrent. Au XVIe siècle, malgré les découvertes de Galilée et de Copernic, la majorité des hommes eut du mal à admettre qu’il s’agissait d’un corps céleste autour duquel tournait notre planète. Aujourd’hui, les astronomes savent que le Soleil n’est qu’une banale étoile. Comme les milliers d’autres points scintillant dans le ciel nocturne, il s’agit d’une énorme boule de gaz qui, échauffée par sa propre masse, engendre des réactions thermonucléaires et produit une intense lumière » [2].

L’équilibre naturel entre les êtres au sein de la biosphère étant tributaire des interactions Soleil – Terre (interaction gravitationnelle, interaction matières terrestres – rayonnement solaire, etc.), la disparition de tout ce qui se trouve sur terre serait intuitivement une conséquence de changements profonds de l’activité solaire dont les plus significatifs à l’état actuel des connaissances sont les éruptions chromosphériques, les protubérances, et l’émission radioélectrique. Par exemple, si les rayons gamma émis depuis le cœur du Soleil atteignaient la surface terrestre, alors à coup sûr la végétation et les organismes vivants disparaîtraient. D’ailleurs l’astronome Carl Sagan [3] le précise clairement « … la vie sur Terre dépend presque exclusivement de la lumière solaire ». Voici donc de manière implicite comment le Saint Coran lie la prochaine disparition de tout ce qui se trouve sur terre à des perturbations notoires de l’activité solaire. Cependant on peut approfondir l’argumentation pour montrer comment le Livre d’Allah décrit à la perfection la mort du Soleil et la dislocation du globe comme l’une des conséquences de cette mort. Mais que disent d’abord les cosmologistes sur la mort de l’étoile nourricière des humains. Citons à ce propos l’astrophysicien Hubert Reeves [4]. « Les réserves d’hydrogène solaire nous promettent encore cinq milliards d’années de tranquillité .Le Soleil restera ce qu’il est : une étoile jaune dont le disque énorme a, à cause de sa distance, même taille apparente que la Lune. Avec l’épuisement de l’hydrogène, le Soleil va devenir une géante rouge et amorcer la fusion de l’hélium en carbone et oxygène. […]. Quand le Soleil atteindra cette phase (géante rouge), son volume va croître et sa surface va se refroidir lentement. Du jaune sa lumière virera à l’orange puis au rouge. Et du bleu du ciel aux douces teintes des aubes et des crépuscules, tous les phénomènes atmosphériques seront profondément altérés. […]. Le disque rouge aux dimensions croissantes nous enverra bien plus de chaleur que notre disque jaune familier. […]. Sous la chaleur accrue, les glaces polaires vont commencer à fondre, élevant progressivement le niveau des océans et exhalant dans l’atmosphère d’épaisses couches nuageuses, qui, pour un temps cacheront les étoiles. […]. Une vaste Amazonie, chaude et humide, s’étendra sur toute notre planète où, comme dans une serre, une végétation luxuriante s’installera. Puis l’atmosphère commencera à s’évaporer dans l’espace. Le ciel redeviendra clair. Sous l’ardeur de l’immense disque rouge, la végétation desséchée flambera spontanément. D’interminables feux de broussailles achèveront de consumer tout ce que la surface terrestre contient d’éléments organiques. Des paysages lunaires feront leur apparition. Sur les continents, comme au fond des océans évaporés, le règne minéral reprendra la place qu’il avait aux premiers temps de notre planète et qu’il n’a jamais perdue sur la lune. Quelques centaines de milliers d’années encore et, comme dans les bouches volcaniques d’aujourd’hui, la pierre elle-même entrera en fusion. En cascades rougeoyantes, des nappes de lave incandescente descendront des montagnes, et s’amasseront au fond des antiques fosses océaniques. Le ventre rouge du Soleil continuera son inexorable progression, projetant devant lui, issu de ses entrailles, un formidable vent. Sous l’impact, les planètes intérieures, Mercure, Venus, la Terre , Mars peut-être, se vaporiseront lentement. Leur matière se joindra à cet ouragan et, en flots tumultueux, foncera vers l’espace. […]. Le Soleil mourant ne s’effritera pas complément. Un cœur dénudé restera sur les lieux une ‘’ naine blanche ‘’ comme celle qui gravite autour de Sirius ».

Pourtant dès le VIIe siècle, le Coran précisait que le Soleil n’est pas un dieu mais plutôt un objet céleste doué de la propriété de produire de l’énergie lumineuse ainsi que rappelé :

« Parmi Ses merveilles, sont la nuit et le jour, le soleil et la lune : ne vous prosterner ni devant le soleil ni devant la lune, mais prosternez-vous devant Allah qui les a créés, si c’est Lui que vous adorez » S.41-V.37.

« Que soit béni Celui qui a placé au ciel des constellations et y a placé un luminaire (le soleil) et aussi une lune éclairante » S.25 –V.61

La future disparition du Soleil est programmée par Allah à travers la Loi générale de destruction à laquelle n’échappera aucune créature :

« Tout ce qui se trouve sur elle [la terre] doit disparaître [Seule] subsistera la Face de Ton Seigneur, plein de majesté et de noblesse » S.55 – V. 26-27

Si le verset 26 de la sourate précitée précise sans aucune ambiguïté la disparition totale de tout ce qui se trouve sur notre globe, le verset 27 montre implicitement que l’Univers tout entier disparaîtra car Seule subsistera la Face de Notre Noble Créateur Allah, doué de la perfection de sagesse et de puissance. N’est- Il pas :

« Le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même » S.2 – V. 255

Passons à présent à la description des phénomènes accompagnant la mort du Soleil sous l’éclairage coranique.

2. L’état final du Soleil mourant

« Quand le soleil sera obscurci » S.81-V.1

à suivre...



Références

[1] Muhammad Hamidullah, Le Saint Coran et sa traduit en langue française du sens de ses versets, Presses du Complexe du roi Fahd, Madinah Munawwara, 1410 H.
[2] Philippe Henarejos, Sciences & Vie, N° 946, Paris, (juillet 1996) , p.55.
[3] C. Sagan, Cosmos, Editions Mazarine, Paris, (1981), pp.298-302.
[4] H. Reeves, Patience dans l’azur, L’évolution cosmique, Editions du Seuil, Paris, 1981, pp.135-137.
[5] J. Gauzit, Clartés, Lois de la matière (Tome 3), fascicules 3700-3790, Editions Techniques, Paris, 1962.
[6] P.Kohler, Les gouffres du cosmos, Editions France – Empire, 1978, p.73.

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